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Quand un SMS sauve une vie

Une bouteille à la mer...

Parfois, une situation d'urgence peu se jouer à un petit message. Chez Legos, nous croyons au pouvoir des télécoms. Voici donc 3 exemples où un SMS a pu sauver des vies.

Il sauve 14 vies en un SMS

Ahmed, jeune afghan de 7 an, essayait ce jour là de traverser la frontière entre la France et le Royaume-Uni. Lui et treize autres migrants s’étaient tassés dans un camion réfrigéré pour passer le tunnel sous la manche. Une fois arrivés sur le sol anglais, les quatorze clandestins commencèrent à s’apercevoir que l’air se rarifiait cruellement… La situation devenait critique, leures vies étaient en danger.

Par chance, quelques jours plus tôt dans la jungle de Calais, Inca Sorrel (militante de l’ONG britannique Help Refugees) avait fourni à Ahmed un téléphone prépayé ainsi que son numéro personnel.
Lorsque l’air vint à manquer, Ahmed envoya un message à Inca, lui expliquant sa situation dans un anglais rudimentaire : « Pas d’oksijan (oxygène) dans la voiture, pas de réseau, je suis dans le container, ce n’est pas une blague ».
Un seul problème : Inca se trouvait alors à New York.
Elle prévint donc l’une de ses collègues à Londres, Tany Freedman, qui contacta les autorités et appela Ahmed pour tenter de localiser le véhicule.
Plusieurs heures plus tard La police neutralisa le camion sur une aire d’autoroute dans le Leicestershire. Juste à temps, fort heureusement.
Ahmed avait sauvé la vie de 14 personnes dont les membres de sa famille.

Un simple SMS… L’exemple de Ahmed souligne toute l’importance de la connectivité de nos jours. Il est primordial de fournir un accès aux personnes isolées, pour leur permettre de réagir dans les situations de danger et éviter le pire.

Une naissance sous surveillance

Nous sommes en 2010 et Febronie vit dans une région rurale isolée du Rwanda lorsqu’elle s’apprête à accoucher de son fils Enoch.
Donner naissance à domicile est plutôt répandu au Rwanda, toutefois, les chances de mourir en couche sont de 1 pour 35 naissances contre environ 30 pour 1000 en europe.
Lorsque des complications se sont déclarées, Febronie a missionné son mari pour contacter Helene, médecin volontaire dans le village depuis 4 ans.

Helene avait l’habitude de traiter les naissances mais les complications s’avérèrent grandissantes et dépassèrent vite ses compétences… Par chance, le ministère Rwandais de la santé avait mis en place le programme RapidSMS. Il s’agit d’un programme Open-Source permettant de créer des scénarios d’urgence par SMS. En envoyant par SMS des codes tels que « FE » pour « fever » (fièvre) ou « UN » pour « Unconsious » (inconscient), le programme génère automatiquement une réponse avec les soins les plus appropriés. Après les premiers soins, Helene dû se résoudre à envoyer le code « High Risk » (haut risque). La réponse fut immédiate : « l’ambulance est en route ».

Grâce à cela, Febronie put accoucher de son fils Eric en maternité dans de bonnes conditions.
Il existe dans le monde de nombreux exemples de scénarios SMS comme RapidSMS (dit SMS A2P pour Application to Person) pour des situations d’urgence, de conseil ou d’information.

Plus de 2 500 vies sauvées

A plus grande échelle, les scénarios de SMS automatisés peuvent servir en cas de catastrophe naturelle. Ce fut notamment le cas en Mai 2017 lors du cyclone Mora au Sri Lanka.Une forte mousson, aggravée par le passage du cyclone, a généré de sérieuses inondations et des glissements de terrain. Le bilan des intempéries fut lourd (plus de 200 disparus) mais aurait pu l’être bien plus, sans l’effort du gouvernement. Dans un pays où la plupart des habitants ne possèdent pas de smartphone mais des téléphones mobiles basiques, le SMS était le moyen le plus sûr d’atteindre l’entièreté de la population.

Le DMC (Disaster Management center) et la compagnie d’assurance « SoftLogic » mirent au point une Hotline SMS automatisée fournissant des informations de survie par SMS. Ces scénarios permirent notamment des sauvetages bien plus rapides.
Au total, ce programme a permis le sauvetage de plus de 2 500 personnes.